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February 18 2012
La politique nuit à l’e-commerce
C’est une boutique jeune, sympa, qui vend des produits qui s’adressent à un public de geek. Son jeune patron a bien su dès le départ utiliser les médias sociaux, Twitter, Facebook et blogs, pour générer autour de lui un véritable capital de sympathie. Et toute une clientèle de geeks s’est mise à acheter ses produits, autant pour leur qualité que pour la personnalité du créateur. Le produit et le marchand sont assimilés, on achète cet article parce qu’il est bon, mais aussi parce qu’il est vendu par ce garçon.
Or voilà t’y pas qu’en cette période électorale, ce jeune homme vient de tomber amoureux… d’un candidat ! Et se sert des mêmes médias sociaux qui ont assuré la notoriété de sa marque pour faire la promotion de son candidat. Mélenchon, pour ne pas le citer.

Personnellement, je n’ai rien ni pour ni contre Jean-Luc Mélenchon. Je le trouve très bon dans son show, cultivé en diable et excellent tribun. Il a remplacé avec succès, dans le rôle de chouchou des médias grande-gueule-sévèrement-burné, des George Marchais, Bernard Tapie ou Jean-Marie Le Pen. Il assure le spectacle, mais tout ça, c’est du show-bizz, à ne pas mélanger avec le business.
La politique c’est bon pour pécho.
Lorsque j’étais jeune, nous allions avec les copains dans les soirées de victoires électorales. Peu importait le parti gagnant, il nous suffisait d’apprendre quelques phrases clés pour se fondre dans la foule en délire des gagnants du jour. On pochetronait à l’œil, et il n’était pas bien difficile d’emballer une militante toute mouillée excitée par la victoire de son parti. Faire hurler de plaisir une fille au son de la Marseillaise, de l’Internationale, ou de chants de l’Armée allemande, quelle différence ?
La politique c’est bon pour la déconne.
Sur les médias sociaux, il y a fréquemment de joyeux mouvements de grosse déconnade collective sur le thème de la politique. Naguère le site de Ségolène Royal, actuellement l’affiche de campagne de Nicolas Sarkozy, ont donné lieu à des détournement massifs, souvent hilarants. Internet a souvent le boyau de la rigolade en l’air, c’est pour cela qu’on l’aime.
Autant il était sans risque pour un commerçant de soutenir Coluche en 81, autant c’est dangereux de nos jours de claironner son attachement pour un quelconque candidat.
La politique c’est mauvais pour le business.
En affichant clairement sa préférence pour tel ou tel parti, quand on est commerçant, forcément on se coupe de la clientèle de ceux qui sont dans l’autre bord. Et donc de leur argent.
Comment faire entendre raison au jeune patron de cette boutique ? Lui faire comprendre qu’en soutenant passionnément un candidat qui fera 10% des voix, il risque de faire fuir 90% de sa clientèle ? Comment lui expliquer qu’un e-commerçant, surtout assimilé comme lui à son produit, se doit d’être neutre, et de ne pas exposer ses idées sur les réseaux sociaux ?
Le présent billet n’est aucunement fait pour nuire à la boutique en question, j’aime bien son dirigeant, nous avons souvent des discussions philosophiques dans un groupe Facebook. Si par hasard vous avez cru reconnaitre de qui je parle, merci de pas citer nommément cette boutique ou ce garçon dans vos commentaires. Poil au prolétaire.
Tags : E-commerce, Facebook, réseaux sociaux, TwitterFebruary 07 2012
Peace and Wool, tricoter c’est cool
Je vois régulièrement passer sur Twitter et Facebook des messages du style « Je viens de recevoir ma commande Peace & Wool : c’est le plus beau jour de ma vie ! ».
Intrigué par cet engouement pour cette nouvelle boutique, à l’inverse du consumérisme actuel, j’ai demandé à Emmanuelle et Pierre de nous en dire plus sur ce concept intéressant de Do It Yourself, basé sur la laine et le tricot : Peace and Wool.
Bonjour tous les deux, vous pouvez nous dire qui vous êtes ?
Bonjour tout seul ! Nous sommes Emmanuelle & Pierre, et nous créons des sites web depuis 1997.
Que vendez-vous sur votre jolie boutique ?
Peace And Wool propose des vêtements et des accessoires à tricoter, à crocheter, à faire soi-même avec de la laine, du coton et des fibres 100% naturelles. Il s’agit de kit complets : 1 sac en tissus, des aiguilles à tricoter en bambou, laines 100% naturelles, notice, B.ABA du tricot, aiguilles à coudre à laine, étiquette Peace & Wool à coudre et puis des petites douceurs pour encourager !
On peut commencer à tricoter tout de suite même si l’on à jamais tricoté.
Et puis au-delà du produit lui-même il est important de créer une proximité avec ses clients et futurs clients, il y a beaucoup d’affect dans un achat et nous soignons tous les détails, les photos et textes des produits qui racontent une histoire, un ton décalé et friendly. Les kits sont livrés dans un joli sac en tissus que nous parfumons. Nous emballons tout avec soin. Les consommateurs ont envie d’être bien traités, envie de petites d’attentions. Cela parait évident mais ce n’est pourtant pas ce qui se passe dans 90% de nos actes d’achat.
Qu’est-ce qui vous a donné cette idée ?
Depuis 15 ans nous voyons naître et participons à la créations de boutiques en ligne et chaque création est une nouvelle aventure, c’est très tentant ! Peace & Wool a germé dans nos têtes il y a déjà plusieurs années…le temps de faire quelques enfants, de gérer une entreprise, de déménager plusieurs fois, maintenant c’est le moment. L’idée est là, elle toque à notre porte avec insistance, on a le trac mais ça ne se refuse pas, alors on y va.
On pense que tricoter est une belle idée, aujourd’hui on consomme tout facilement et rapidement, les objets n’ont plus de valeur et ne durent pas mais cette attitude ultra consumériste tend à se modifier. Les gens ont moins de pouvoir d’achat et sont donc obligés de faire des choix, dans les années à venir il se tourneront plus volontiers vers des produits de qualité et qui durent. Et puis le DIY* est en pleine expansion on a besoin de s’ancrer dans la réalité de reprendre l’usage de nos mains !
Voilà c’est pour cela que nous avons décidé de choisir le tricot. L’idée des kits faciles à réaliser est venue du fait que notre génération n’a pas ou à peu appris à tricoter et pour renouer avec ce que l’on oublié de nous apprendre il faut rendre le tricotage accessible et le rajeunir. Voilà c’est notre pari !
*DIY Do It Yourself ! ou « Fais le toi même », on est plus créateur que consommateur.
Vos conseils à de futurs e-commerçants ?
Écoutez, ou pas.
Écoutez votre entourage, les conseillers, les experts, la voisine, la gardienne de l’immeuble, entendre toutes leurs remarques et critiques sur le projet, posez vous des questions, confrontez votre idée. Puis, oubliez ce que tout ce gentil petit monde bien intentionné vous à suggéré et foncez !
Nous avons accompagnés une 30aines de nouveaux ecommerçants dans notre carrière, ceux qui ont le mieux réussi sont ceux qui avaient un projet auquel ils croyaient dur comme fer, avec une idée simple, facile à exprimer en 3 lignes. Une espèce de certitude intuitive qui a fait d’eux de véritables tracteurs de leur projet. Ces projets nous n’y avons presque jamais cru pour l’idée elle même, mais plutôt pour la détermination de celui qui la porte.
Foncez
Une fois l’idée fixée, conceptualisée, écrite, ne plus se retourner, la mettre en œuvre rapidement. Allez à l’essentiel, keep it simple, faites simple. Une vitrine avec des produits bien mis en valeur, un processus de commande bien solide que vous testerez 100 fois. Point. Vous aurez le temps ensuite de sophistiquer votre boutique, votre offre…
Faire connaitre
Maintenant il faut faire connaitre, c’est le plus couteux : réseaux sociaux, moteurs de recherche, un peu d’investissement en liens sponsorisés, billets dans les blogs… Mais sans cet investissement il ne se passera rien. Mais attention, ne faites pas d’investissement publicitaire si vous n’êtes pas capable de mesurer au clic prêt le retour sur investissement (combien ça me coute, combien ça me rapporte…).
Écoutez vos clients, toujours
Scrutez le flux de visiteurs, d’où viennent t-ils ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui les intéresse ? La clef est peut être là… écoutez ce que vos clients vous disent, et adaptez, améliorez toujours votre offre… jusqu’au succès.
Merci Emmanuelle et Pierre, vous m’avez convaincu, je me mets au tricot
January 31 2012
PourBebe.com : produits bébé et puériculture
Nous sommes heureux de vous faire part de la naissance du premier moteur de shopping pour Bébé : PourBébé.com.

Un nouveau-né dans la famille des sites de la société Quaelead (UnCadeau.com, Jeveuxdesbijoux.com), qui permet de trouver en quelques clics les meilleurs produits bébé sélectionnés parmi les meilleures boutiques.
Nombreux sont les articles dont les nouveaux parents ont besoin : bavoir, tétine, biberon, poussette, peluches, doudous, lit pour bébé, chaise haute… et il est très pratique de pourvoir tout trouver sur le même site.
Très simple utilisation, ce site offre aux jeunes parents, outre des articles de puériculture, des conseils judicieux pour l’alimentation et l’éveil de leur nourrisson.
Il ne s’adresse pas qu’aux parents d’ailleurs : tout le monde a dans ses proches un heureux évènement, et le site PourBebe.com permet de trouver facilement un cadeau de naissance.
Un site qui donne envie de faire des bébés
Tags : bébé, E-commerce, enfants, Internet, puériculture
January 27 2012
Les auto-entrepreneurs sont des cons !
En voilà un beau titre bien accrocheur, je suis assez content de moi, ça va cliquer, je devrais peut-être même mettre de la pub ^^
Nous voyons ces jours-ci fleurir des articles d’auto-entrepreneurs qui se lamentent des misères que leur cause le RSI, et vas-y que je me plaigne, et vas-y que je râle…

Vous étiez pourtant prévenus
Le statut d’auto-entrepreneur n’était que la concrétisation mal ficelée d’une promesse électorale. Dès le début, les gens qui sont dans entrepreneuriat depuis longtemps l’ont dit et redit : ce statut est injuste, mal encadré, personne ne sait où il va, la législation est floue. Ce n’est qu’une façon de faire baisser les chiffres du chômage et de récupérer de l’argent à ceux qui auparavant bossaient au noir. Une arnaque d’État, une de plus, dans laquelle beaucoup sont tombés. Mais merde, vous le saviez, alors ne venez pas vous plaindre.
Que faire au lieu de râler ? Il y a 2 cas de figure.
Votre activité nécessite d’être en France
Par exemple e-commerçant, vous êtes obligé de rester en France.
Il existe des statuts d’entreprises reconnus, comme la SARL, la SA ou la SAS.
Ces formes d’entreprises vous donnent droit (sous conditions pour la SARL) au régime général des salariés, ne dépendant pas de cette horreur de RSI. Elles nécessitent un certain capital de départ, indispensable pour toute activité, et qui « fait sérieux » auprès du banquier. Elles sont soumises à la TVA et les charges sont déduites du bilan.
Bref, ce sont de vraies entreprises, mais ça vous le saviez avant de vous lancer, n’est-ce pas ? Alors pourquoi donc avoir choisi un statut en mousse ?
Votre activité peut être délocalisée
Alors barrez vous ! Parce que malgré ce que je viens de dire sur les formes d’entreprises françaises, le jeu est faussé dès le départ.
En effet, en France, la petite ou la moyenne entreprise n’est là que pour servir de vache à lait. Elle est soumise à une énorme pression fiscale et sociale, car c’est elle qui paye pour les autres. Il existe certes une redistribution, des sommes très importantes sont reversée par l’État aux entreprises innovantes, mais les dossiers sont très complexes à remplir et nécessitent l’aide d’experts. Résultat : ce sont toujours les mêmes qui en profitent, et comme par hasard ce sont ceux qui ont les « bons réseaux », et/ou qui ont fait les « bonnes écoles ».
De plus en France l’entrepreneur n’est absolument pas valorisé, il est considéré comme un salaud de capitaliste qui exploite le peuple des travailleuses/travailleurs.
Internet, c’est formidable, ça permet de travailler d’où on veut. Surtout dans les domaines les plus rentables, tout ce qui ne vend rien et qui est immatériel. Beaucoup ont franchi le pas et vivent très heureux. J’ai croisé il y a peu un garçon qui est parti en Irlande, il paye très peu de taxes et on le laisse développer son business sans contraintes.
Internet a ouvert le monde, pourquoi donc rester dans un pays où on ne commence à travailler pour soi qu’au début de mois d’aout ?
(Voir le concept de libération fiscale c’est hallucinant)
Alors, gentil entrepreneur, tu as le choix :
- tu optes pour une vraie forme d’entreprise
- tu quittes le pays
- tu continues à te faire mettre profond-pointu et à payer pour la vaseline, mais en silence !
Tags : E-commerce, entreprise, impots
January 18 2012
Des cannes à pêche testées dans l’anus d’un Japonais !
Je reviens du salon de la Pêche de Clermont-Ferrand, le plus gros évènement halieutique en France. Entre autres, je suis allé parler aux responsables communication de certains fabricants ou importateurs, les poids lourds du secteur étant japonais. Je leur proposais de leur écrire gratuitement des articles sur l’excellent blog de pêche Pecheur.info. Articles sur leurs nouveaux matériels, à condition qu’ils veuillent bien me fournir leurs communiqués de presse, photos, et autres éléments rédactionnels.
Si certains ont bien compris tout l’intérêt de la chose, et j’ai noué de très bons contacts, d’autres, moins au fait de ce qu’est Internet, m’ont plus ou moins pris pour un martien. J’ai eu même eu droit à ce savoureux « A quoi ça pourrait nous servir, nous avons déjà notre site Internet »….
Imaginons maintenant qu’un petit rigolo s’amuse à écrire un article dans lequel il affirmerait :
Les cannes à pêche de la marque « Machin-Chose » sont testées une par une dans l’anus d’un japonais

Évidemment, ça ferait rigoler tout le monde, ce serait repris sur les forums et dans les médias sociaux, et l’ami Google, voyant là un sujet important, se hâterait de référencer l’info.
Et le client, le jour où, chez son détaillant, on lui proposerait de prendre en main une canne de la marque Machin-Chose, il aurait un petit mouvement de recul : si c’est écrit sur Internet, c’est peut-être vrai…
Que fait l’internaute lorsqu’il désire un nouveau matériel ?
Bien sûr il va consulter le site du fabricant, pour avoir les spécificités techniques, et les sites marchands, pour comparer les prix.
Mais il sait bien que ces sites là sont mus par un intérêt commercial. Il va plutôt chercher les infos auprès des autres utilisateurs, sur les blogs et les forums : il y trouvera des gens qui partagent sa passion et sauront le conseiller.
Depuis la démocratisation du Net et l’avènement des réseaux sociaux, la communication d’une marque n’est plus verticale, elle se fait dans tous les sens. C’est un bien pour les marques, car ce sont bien souvent les utilisateurs satisfaits qui deviennent leurs prescripteurs, gratuitement, et recommandent avec plaisir aux autres internautes tel ou tel matériel. Mais l’inverse est aussi vrai : une marque ou un matériel peuvent se retrouver au banc d’infamie, subir ce qu’on appelle un bad buzz.
Une marque se doit de surveiller ce qui se dit d’elle sur le Net, créer des alertes sur son nom et ses produits, collaborer avec leurs meilleurs ambassadeurs et prescripteurs.
Domo Aligato.
NB1 : mais où va t-il chercher des images pareilles pour illustrer ses articles ? Sur Internet, évidemment. Je l’ai juste recadrée, parce que…
NB2 : Pecheur.info a un joli formulaire de contact
December 05 2011
Réussir le marketing de son e-commmerce
Monter un site marchand ne coûte plus rien de nos jours. Il existe des solutions toutes faites, comme Wizishop et quelques autres de moindre importance. Tout est fait pour que l’e-commerçant concentre l’essentiel de ses ressources, intellectuelles et financières, sur le plus important : attirer des visiteurs vers son site, et les transformer en acheteurs.
Le commerçant en ligne, ayant déjà fort à faire avec la gestion du stock, les livraisons, les contacts chaleureux avec la riante administration, n’est pas forcément un pro du marketing. Il a souvent du mal à s’y retrouver dans toutes les offres qui lui sont faites pour doper ses ventes.
C’est pour répondre à cette demande que vient de sortir Réussir son Marketing Web, une remarquable synthèse écrite par Serge Roukine, un excellent professionnel, diplômé d’HEC Paris.
Je viens de le terminer, le livre est écrit sans fioritures, et présente de façons très claire les différentes façons d’augmenter son chiffre d’affaires sur Internet. Il y a absolument tout ce qu’il est indispensable de savoir : référencement naturel, Adwords, campagnes d’affichage, affiliation, publicité sur Facebook, emailing, etc…
Je vois plusieurs avantages pour un commerçant en ligne à se le procurer.
Bien sûr, il est hors de question pour un commerçant seul ou avec une petite équipe de TOUT faire, mais il saura quel type de marketing privilégier en fonction de son produit, de sa clientèle.
Pour les parties qu’il aura à sous-traiter, il saura de quoi il parle, et pourra négocier ses contrats.
Il pourra, avant même de lancer son site marchand, prévoir un plan marketing : ce n’est pas le tout de savoir quoi vendre, encore faut il savoir comment le vendre.
Tags : affiliation, E-commerce, emailing, marketing
November 19 2011
Leurres de pêche
Interview de Romain, de la boutique Destination-Leurres.com, spécialisée dans la vente de leurres de pêche. Le pêcheur y trouvera toute une gamme de leurres pour la pêche du carnassier : stickbait, jerkbait, crankbait, leurre souple, etc…
Bonjour Romain, peux nous dire quel a été ton parcours ?
Depuis ma plus tendre enfance, je suis passionné de pêche, de 16 à à 26 ans, je pêchais tous les jours. J’en ai d’ailleurs fait mon métier : je suis devenu guide de pêche, sur le Rhône puis à Marseille.
Comment t’es venue l’idée du site ?
En tant que pêcheur, je sais que le comportement des carnassiers est fonction de la diversité des leurres, j’ai donc pensé à propser ma propre gamme, basée sur mon expérience. Sachant qu’à la pêche, on perd souvent ses leurres, et que bien des pêcheurs n’ont pas un budget illimité, dès le début, je me suis fixé une politique de prix bas, accessible aux plus jeunes.
Comment as tu démarré ?
J’ai commencé par monter une boutique eBay, début janvier 2007. Les produits que j’y vendais étant de qualité, et les clients satisfaits, je me suis vite fait connaitre. J’ai beaucoup appris sur eBay, et ça m’a permis d’éviter pas mal d’erreurs par la suite. Il y a deux ans, je suis passé à l’étape supérieure : mon propre site, créé avec mon associé Édouard.
Avec quels moyens ?
La boutique eBay du départ, avec presque rien, à peine 500 €. Par contre, pour le site Destination-Leurres.com, j’ai beaucoup investi, ce que j’avais gagné sur eBay m’a servi de tremplin en fait. Le site a été lancé avec un capital de départ conséquent.
Mais il n’y a pas que l’investissement financier : j’apporte également toute mon expérience. Je connais mon domaine, et seul un passionné peut se lancer dans ce type de niche.
Que fais tu pour fidéliser tes clients ?
Nos clients sont des jeunes, animés de la même passion que moi, nous parlons le même langage. Je suis en permanence à leur écoute, par mail ou téléphone. Je mets à leur disposition des fiches techniques et des vidéos pour bien leur apprendre à utiliser nos produits et à prendre du poisson, et j’essaye d’innover constamment.
Quels conseils donnerais-tu à de futurs e-commerçants ?
Connaitre son sujet à fond.
Ne pas se lancer parce que c’est la mode : avoir un vrai projet.
Avoir du capital : créer un site c’est facile, c’est le faire connaitre qui coûte de l’argent.
Respecter ses clients : vendre comme on aimerait que l’on nous vende.
Vivre de sa passion, c’est cool. Tu as toujours le temps d’aller pêcher ?
Plus trop, mais je me réserve des petits moments entre copains, oui.
Tu me conseilles quoi pour le barracuda en Méditerranée ?
Ce leurre, une vraie tuerie pour le barra
C’est dingue, j’ai le même type de leurre, mais je l’ai payé 3 fois plus cher !
Hé ouais
October 10 2011
il me ressemble, sacs à main de créatrices
Elles sont deux : Dominique et Hélène, deux professeurs d’art plastique, qui se sont réunies pour concevoir et fabriquer cette gamme de bien jolis sacs à main : ilmeressemble.com
Pourquoi ce nom il me ressemble ? Parce que le sac est conçu comme un vêtement. Destiné à une certaine clientèle, sensible aux matières, aux formes et au travail fait de façon éthique, il doit ressembler à celle qui le porte.

Leurs sacs plaisent beaucoup, et elles en ont déjà écoulé une bonne quantité dans des boutiques branchées. Elles se lancent aujourd’hui sur Internet. Tranquillement, sans vouloir casser la baraque.
Ces deux filles sont très discrètes, et à l’inverse de tout ce qui se fait actuellement sur Internet : pas de mise en avant de leurs personnes, pas de texte racoleur, pas de « c’est moi que je suis la meilleure ! » glapi sur tous les réseaux sociaux.
Dominique et Hélène estiment que ce qui parle le mieux d’elles, ce sont leurs créations. Aussi le blog présente avant tout des photos de sacs portés, dans la vie de tous les jours, par leurs copines. Ces photos, sympas, originales, décalées, sont celles des créations déjà vendues.

Les sacs il me ressemble sont fabriqués à la main, à l’unité, ou en toute petite série, chaque pièce étant unique et numérotée.
Les matières sont, soit du tissu bio, soit du tissu de grande qualité chiné dans des brocantes, et recyclé.
J’aime beaucoup leur démarche pour les anses en cuir : elles sont faites à partir de vieilles ceintures, trouvées en vide-grenier. Le cuir, c’est un animal qui a été vivant, et c’est quelque part rendre hommage à cette vie que de recycler ce cuir.
Allez jeter un coup d’œil au blog, les produits sont vraiment sympa : les sacs déjà vendus et les sacs à vendre ainsi que la boutique sur A Little Market.
Tags : créatrice, E-commerce, mode, sac a main, témoignage
June 20 2011
JeVeuxDesBijoux.com, guide d’achat de bijoux
S’il est une démarche fastidieuse, surtout pour nous les hommes, c’est bien de choisir un bijou sur Internet.
On passe d’un site à l’autre, on perd un temps fou à surfer, on doit s’habituer à l’ergonomie de chaque site, et finalement on ne se rappelle plus à la fin ce qu’on voulait au début.
C’est pour aider l’internaute qu’une idée lumineuse vient de voir le jour : un guide d’achat pour bijoux et montres.
Sur JeVeuxDesBijoux.com, le principe est simple : On choisit son bijou soit par style de bijoux, par marque de bijoutier, par occasion (bijou pour naissance ou baptême par exemple). On vous propose, toujours sur le même site, tout un choix de bijoux et de montres en fonction de votre budget.
De plus, pour les béotiens comme moi, le site propose une aide pour s’y retrouver avant d’acheter un bijou.
Le blog, plein d’infos pratiques sur les bijoux et d’interviews de bijoutiers créateurs, propose régulièrement des concours pour gagner des bijoux.
JeVeuxDesBijoux.com, un site malin pour gagner du temps et faire de bonnes affaire lorsqu’on veut offrir un cadeau d’anniversaire ou choisir une alliance de mariage.
Tags : bijoux, E-commerce, guide d'achatMay 09 2011
Créer soi-même ses bijoux avec Breloque & Pendentif
Interview de Pauline, de la Breloque & Pendentif : une bien jolie boutique qui vend breloques, pendentifs, perles, ainsi que tous les outils et accessoires pour faire ses bijoux soi-même.
Mais ce n’est pas qu’une boutique, c’est aussi un lieu d’échange, qui propose des conseils et des guides techniques de création de bijoux.
Bonjour Pauline, comment t’es venue l’idée de monter cette boutique ?
Je suis ingénieur informatique, monde passionnant mais entourée d’entrepreneurs, j’ai très rapidement eu envie de me lancer dans l’entreprenariat et d’utiliser mes compétences pour mes propres idées.
Et j’ai découvert ma première « activité de fille », la création de bijoux qui m’a rappelé mon côté créatif et le plaisir des activités manuelles.
La boutique découle de là : désir d’entreprendre et goût du loisir créatif.
Comment as tu démarré ?
Je me suis lancée il y a 1 an et demi en me basant sur une solution ecommerce open source.
J’ai sous-traité le design à l’agence Steaw Web Design qui m’a beaucoup aidé et m’a fait un graphisme très féminin, bien dans l’optique de la création de bijoux.
Quelle est ta clientèle ?
Il n’y a pas de cliente type : en fait, je m’adresse à toutes les femmes.
Les femmes sont créatives, elles ont toutes du talent.
Ma démarche est de révéler ces talents, de les accompagner, de les aider.
Je leur apporte, mais elles m’apportent aussi beaucoup : c’est un échange, un partage permanent.
Tu peux pas comprendre, Dug’ : c’est un truc de filles !
Quels sont tes ambitions pour l’avenir ?
J’ai essentiellement des objectifs de vie et bien sûr, faire grandir Breloque & Pendentif du mieux que je pourrai.
Tags : E-commerce, témoignage
April 12 2011
Pour avoir du lien, commentez
Pour simplifier à l’extrême, notre ami Google « note » un site en fonction des liens qui pointent vers lui : plus il a liens, mieux il sera noté. Une bonne façon d’avoir du lien, ce sont les blogs et les forums.
Mais attention, pas n’importe quels liens : des liens thématiques.
Si votre site vend des gants de gardien de but, par exemple, il est improductif de faire du lien sur des sites consacrés à Justin Bieber ou aux courses de poneys.
Il faut rester dans sa thématique, ou du moins dans quelque chose de similaire et de cohérent.
Notre ami qui a une boutique pour gardien de but, recherchera donc à se positionner sur tout ce qui a trait au football.
Commenter sur les blogs
Il y a des blogs sur un peu tous les sujets, et on peut facilement trouver sur Wikio ceux qui se rapprochent le plus de son sujet. On peut aussi s’abonner à leur flux RSS.
Ensuite, plusieurs tris s’imposent :
- les blogs « influents » (beaucoup de visiteurs, PR important, articles intéressants et bien commentés) ou pas.
- La plateforme de blogs : privilégier les blogs fait sur WordPress, négligez ceux d’Overblog ou de Skyrock.
- les blogs en dofollow ou pas. Cette notion de dofollow ou nofollow est importante pour le référencement : lorsque vous commentez un billet de blog, vous ajoutez l’URL de votre site, et celle-ci sera prise en compte par Google si le blog est en dofollow. Vous trouverez les détails sur cet excellent blog référencement : prenez le temps de lire soigneusement cet article.
Une fois que vous avez fait votre sélection de blogs thématiques (le foot dans notre exemple) il s’agit de ne pas y aller comme un bourrin (en langage technique : spammer comme un goret) mais de commenter intelligemment. Lisez l’article ou regardez la vidéo, et réfléchissez avant d’écrire votre commentaire. Ne parlez pas de vous, il serait stupide de commenter une vidéo sur un bel arrêt de gardien de but en disant « oh les jolis gants ! Je vends les mêmes ici htt://….. »
L’auteur du blog a fait un vrai effort pour poster son article, faites de même. Apportez une valeur ajoutée à l’article, soyez pertinent, employez intelligemment les bons mots clés sans que ça ne soit trop flagrant. C’est tout un art de commenter sur les blogs, mais ça s’apprend vite. Et ça paye : Google vous référence, et le visiteur a tendance a aller voir votre site si vous avez écrit quelque chose de pertinent.
Intervenir sur les forums
On a tendance à les négliger, ces bons vieux forums, depuis l’avènement du Web 2.0, des Facebook et autres machins tuyaux-de-poêle. Et pourtant, c’est LE lieu où se retrouvent les passionnés de tel ou tel sujet.
Pas la peine de les faire tous : il suffit d’être sur un ou deux parmi les plus importants de sa thématique. On commence par ouvrir un compte, et au début du moins, on ne met pas l’URL de son site en signature, on aura tout le temps de le faire par la suite.
Il faut savoir qu’un forum, c’est une sorte de club privé, dont les membres se connaissent depuis parfois des années. Donc on ne pointe pas dedans comme un malappris ou on se fera jeter.
On commence par lire ce qui se dit, sentir le ton général. Et on intervient, là encore, intelligemment. On donne de l’info, on partage, on aide les gens : pas difficile quand on maitrise le sujet.
Ce n’est qu’une fois qu’on s’est intégré au groupe que l’on met son URL en signature de ses posts. Étant reconnu dans le groupe, les membres auront naturellement envie de commander chez vous.
Tout cela prend du temps !
Oui, c’est très chronophage. Et alors ? Où avez vous pris qu’un site Internet ça marche tout seul ?
Comme toujours, faites la comparaison avec une boutique physique : les gens qui entrent dans une vraie boutique (oui, ça existe encore, je vous assure) n’achèteront rien si le vendeur n’est pas sympa et de bon conseil.
l’image illustrant de façon si expressive les liens Google provient du blog de la jolie Cécile Tags : blog, E-commerce, forum, Google, référencement
March 14 2011
Un vrai vendeur pour augmenter vos ventes
Qu’est-ce qui manque le plus dans un site marchand par rapport à une boutique physique ?
La réponse est évidente : le vendeur !
Un site de vente en ligne est une boutique, certes ouverte 24 h/24, certes bien achalandée, mais froide et sans personne pour conseiller le client qui, d’un clic, peut aller commander sur un autre site (57% des visiteurs ne commandent pas s’ils ne trouvent pas la bonne info).
C’est pour remédier à cela qu’une société française a développé un superbe outil : iAdvize
Un vrai vendeur pour augmenter vos ventes
iAdvize est une petite fenêtre de dialogue qui s’ouvre sur votre site et vous permet de converser avec vos visiteurs. Vous pouvez ainsi les guider, les conseiller, leur suggérer des produits à commander ou à ajouter à leur panier.
Oui, tout comme un vendeur dans un magasin.
On peut aussi conseiller le client, sans forcément lui vendre : la plateforme e-commerce innovante Wizishop utilise iAdvize pour guider ses futurs marchands en ligne.
Commander à la place du client
Un des atouts majeurs d’iAdvize est que vous pouvez, avec l’accord du client évidemment, prendre la main sur son ordinateur et faire la commande à sa place. Cela est très utile pour des commandes un peu techniques : vous connaissez votre site, et savez quel type de consommables vont avec tel produit. Cela vous permet aussi de faire du cross sellling : rajouter des produits complémentaires au panier.
Quelques chiffres
Le taux de conversion des visiteurs ayant chatté par iAdvize est de plus de 20%
Les visiteurs qui ont dialogué ont un panier moyen de 30% supérieur
Le taux de satisfaction des clients conseillés et de 85%
Le tarif de base est très abordable : seulement 19,90 €/mois
Un outil simple à installer et à utiliser
Une fois inscrit sur iAdvize, il n’y a qu’un petit code à installer facilement sur votre site.
Vous pouvez personnaliser votre fenêtre de dialogue à vos couleurs et la prise en main de l’outil ne prend que quelques minutes.
Le service est sans engagement, vous pouvez le quitter à tout moment, et sans aucun frais cachés.
iAdvize vous offre 7 jours d’essai gratuits (et 10% de remise pour les sites Wizihop) : tester l’outil iAdvise
La vidéo qui explique le fonctionnement de cet indispensable outil :
March 07 2011
Sayari, une très jolie boutique pour enfants
J’ai craqué pour cette très jolie boutique de vêtements enfants, et pour la démarche pleine de sens de sa créatrice.

Entretien avec Marie de la boutique Sayari, vêtements pour filles et vêtements pour garçons de 3 à 10 ans
Bonjour Marie, peux tu nous dire d’où tu viens ?
D’un monde totalement différent ! J’ai été longtemps travaillé pour une grosse organisation internationale, toujours en deux avions, vivant à cent à l’heure.
Et puis j’ai eu des enfants, j’ai voulu développer mon côté créatif et partager avec eux ma passion des voyages et de la nature.
Comment t’es venue l’idée de Sayari ?
Je me suis rendu compte que les enfants se passionnaient pour les animaux, les plantes, la planète. J’ai eu l’idée de travailler sur leurs vêtements en puisant l’inspiration de mes modèles dans la diversité de la Nature. Pour chaque collection, je choisis un thème saisonnier que je décline pour les cinq continents. Ainsi, en jouant avec leurs vêtements, j’invite les enfants à rêver, à voyager, à être curieux et créatifs.

La nature, c’est important pour toi ?
Oui, j’habite à la campagne, c’est vraiment le lieu idéal pour élever ses enfants sans stress et cela m’inspire pour mes créations.
J’essaye de mettre du sens dans tout ce que je fais, et l’amour et le respect de la Nature sont des valeurs que je transmets à mes enfants : si mes vêtements peuvent aussi transmettre ces valeurs à d’autres enfants, j’en serais très heureuse.
Parle nous de tes vêtements, ils sont tous faits en France ?
A part les pulls qui sont fait dans une petite usine amie au Portugal, oui, tout est fabriqué en France : toujours ma recherche de sens.
Les vêtements de la gamme Sayari sont conçus et pour les enfants : faciles à enfiler, rigolos, aussi agréables pour jouer dehors que pour aller en classe ; et pour les mamans : pratiques, solides, faciles à laver et à repasser.
Tu m’as l’air très bien entourée
Oui, je suis entourée de gens qui m’aident beaucoup. Mon fabricant Pom’Paille et ses modélistes sont toujours à mon écoute, ils me conseillent bien.
Le site, lancé le 1er mars 2011, a été fait en collaboration avec les graphistes de Wizishop, qui ont beaucoup de talent.
Tout le monde me complimente sur mes photos : j’ai fait appel à une photographe professionnelle, nous avons shooté en pleine nature, et sans que les enfants posent : nous les avons laissé jouer et rigoler entre eux.
Tes ambitions ?
Je souhaite réunir toute une communauté de mamans qui ont comme moi l’amour de la nature et qui veulent que leurs enfants soient bien habillés tout en restant des enfants. Je désire communiquer avec elles, partager nos expériences, Internet est un excellent moyen pour ce type d’échanges.
Tags : E-commerce, interview, témoignage, vêtements enfants
March 02 2011
TextMaster du contenu de qualité
D’un côté, nous avons des sites qui ont besoin de plus en plus de contenu, que ce soit pour rédiger des fiches produits, de la documentation, des billets de blog, etc…
De l’autre, nous avons des blogueurs, des rédacteurs, des amateurs ou des professionnels de l’écriture, des correcteurs, des traducteurs, des gens qui ont une plume et qui veulent rentabiliser leur talent.
C’est pour mettre en relation ces besoins et ces compétences qu’est né TextMaster, créateur de contenu, un joli projet de Benoit Laurent et ses partenaires qui apporte un vrai plus à Internet.

Côte rédacteur/traducteur/correcteur
TextMaster réunit des rédacteurs, des traducteurs et des correcteurs en 30 langues !
Si vous avez du talent dans un de ces trois domaines (rédaction, traduction ou correction), il suffit de vous inscrire sur TextMaster.
Vous devrez définir la(les) langue(s) dans lesquelles vous vous exprimez ainsi que vos domaines de compétence : ils sont très nombreux, certains très pointu et très techniques.
Ensuite, une batterie de tests d’écriture, de traduction ou de correction aide à sélectionner les candidats, car le site ne veut proposer que du contenu de qualité.
Côté client
Le client envoie sa demande le plus précisément possible : nombre d’articles, nombre de mots, thématique précise, récurrence de certains mots clés, etc… Il peut ajouter des documents, des pièces jointes, des liens du concurrent qu’il veut dépasser dans Google, tout est possible, et plus la demande sera précise, plus le contenu y sera ajusté.
C’est un outil fantastique pour acheter du contenu de qualité rapidement et à moindre coût, et sur des sujets extrêmement précis. Sur les milliers de rédacteurs, traducteurs et correcteurs fédérés par la communauté TextMaster, il s’en trouve forcément qui ont des connaissances sur des sujets aussi ardus que « les résultats du championnat de base-ball aux USA entre 1927 et 1939″, « l’extraction des schistes bitumineux au Kamtchatka sans les mains les yeux bandés », ou « le rendement des vaches laitières soumises aux chansons de Justin Bieber ».
De même, pour les sites marchands qui veulent se lancer à l’international, TextMaster peut traduire les fiches produits en plusieurs langues, et avec une traduction optimisée pour Google.
En fonction de la demande, TextMaster choisit quel est le meilleur rédacteur, correcteur ou traducteur. Le contenu est livré rapidement. Bien entendu, il s’agit d’un contenu unique, que vous ne retrouverez nulle part ailleurs, ce qui est toujours très bien vu parles moteurs de recherche.
Tags : blog, contenu, E-commerce, Internet, rédaction, traduction
February 21 2011
Pate-Pizza.com, un site B2B
Interview de Martine, du site B2B Pate-Pizza.com

Bonjour Martine, peux tu nous dire ce que tu vends sur Pate-Pizzas ?
Mon associé Eric et moi vendons des pâtes à pizzas fraiches, ainsi que des fours. Nous sommes un site B2B, notre clientèle ce sont des restaurants, des pizzerias, des hôtels, uniquement des professionnels.
Comment est née cette activité ?
Avec mon associé, nous avons tenu deux pizzerias à Nice pendant quelques années, nous connaissons bien notre sujet. Mais le métier de restaurateur est épuisant, et nous cherchions à nous reconvertir.
Nous avons alors décidé de mettre au point notre propre recette de pâte à pizzas. Nous avons monté notre labo, et avons élaboré notre propre process, que nous avons affiné pour coller au mieux aux goûts de la clientèle et des besoins des restaurateurs.
Lorsque tout a été au point, nous avons vendu nos deux restaurants et nous nous sommes lancés dans la vente de pâte à pizza.
Qu’apporte votre pâte à pizza à vos clients ?
Tout d’abord elle est fraiche et précuite, alors qu’on ne trouve sur le marché que des pâtes surgelées. Elle est envoyée sous vide, avec une date de péremption de 21 jours.
Ensuite, notre pâte apporte un énorme gain de productivité aux restaurants : moins d’achat de matières premières, moins de stockage, moins de manipulation. De plus, le restaurant à besoin de personnel moins qualifié qu’un pizzaiolo.
Quand avez-vous démarré ?
L’activité a été créée en octobre 2009, pour une clientèle locale. Le site internet a été lancé en juin 2010, sur la solution e-commerce innovante Wizishop.
Est-ce plus difficile de vendre aux professionnels sur Internet ?
C’est différent, puisqu’il y a un souci de rentabilité.
Le site est une vitrine, qui nous permet de recruter des clients dans la France entière.
Ce sont des professionnels à qui nous proposons de tester un échantillon de pate à pizza.
Notre numéro de téléphone est présent partout sur le site et nous avons des contacts téléphoniques réguliers avec nos clients et prospects.
Et nous ne faisons pas que vendre : ayant été nous-mêmes restaurateurs, nous parlons le même langage, pouvons donner des conseils. Etre un simple fournisseur n’est pas suffisant, il faut aussi accompagner ses clients pour les fidéliser.
Cette activité est-elle rentable ?
Depuis le début, nous nous salarions tous les deux. Mais nous n’étions pas partis de rien, nous avions un bon capital de départ.
Vous avez des projets ?
Plein ! Mais secret de fabrication
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February 16 2011
La Coquinerie, le plaisir partagé
Interview de Perrine, de la boutique La Coquinerie, vente d’accessoires coquins, huiles de massage, sextoys, gadgets érotiques. Dans un esprit frais, sans vulgarité.
J’adore la catégorie de produits subtilement nommée Tourne-toi !

Bonjour Perrine, comment t’es venue l’idée de monter ce site ?
Il y a quelques années, pour la Saint-Valentin, j’ai voulu faire un plan calinou avec mon mari, et j’ai cherché une huile de massage. En pharmacie, je n’ai trouvé que des huiles mentholées, pour les sportifs : tu parles d’un glamour ! Je me suis alors tourné vers Internet et les sites spécialisés de l’époque étaient pour le moins…. glauques.
Lorsque j’ai eu le projet de me lancer dans le web marchand, je me suis dit qu’il y avait de la place pour un site érotique de qualité, sans vulgarité.
Quand t’es tu lancée, et avec quels moyens ?
En fait, j’ai vécu deux accouchements presque simultanés : le site, et mon petit garçon ![]()
Après quelques mois de réflexion et de mise au point, le site a été mis en ligne en juillet 2009.
Toutes les économies du couple ont été mises dans la création du site et dans le stock de départ, un peu plus de 15 000 €
Tu es dans un domaine ultra concurrentiel : comment te démarques tu ?
Par la qualité. Qualité des produits, d’abord, je me refuse de vendre n’importe quoi.
Qualité de l’approche ensuite : je ne vends pas des produits, je fais des contacts humains.
Je publie un article sur le blog 2 fois par semaine, je communique aussi beaucoup sur Twitter et Facebook.
Face aux mastodontes du secteur, sorte d’ hyper-marchés de l’érotisme, je me positionne comme une épicerie fine.
Parle moi un peu de tes réunions Tuperlove
C’est comme Tuperware, mais avec des objets coquins. Je me sers du site pour organiser ces réunions Tuperlove. C’est très sympa, l’ambiance est décontractée, grivoise sans être vulgaire. Je vends bien lors de ces réunions, et les gens que j’ai rencontrés recommandent ensuite par le site.
D’ailleurs, si des gens veulent organiser une réunion, c’est facile, il suffit de s’inscrire.
Vis tu de ton site ?
Non pas encore. Les comptes sont équilibrés, mais je ne dégage pas encore suffisamment de bénéfices pour me payer un salaire. C’est mon mari chéri qui subvient aux besoins du ménage. De plus, son oeil critique m’aide à améliorer sans cesse mon site.
Tes ambitions pour l’avenir ?
Embaucher des ambassadrices pour développer la marque.
Quels conseils donnerais-tu à de futurs e-commerçants ?
Prendre son temps : avant de démarrer la voiture, bien vérifier tous les niveaux.
Ne partir avec aucun moyen, sans le sou : investir un minimum dans son projet.
Sortir de temps en temps de son domaine, voir ce qui se fait ailleurs.
S’entourer : ai-je déjà dit que mon mari est le meilleur de tous les maris du monde ?
Et surtout, surtout : aimer les gens !
Merci Perrine. Bisou ?
Bisou
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February 08 2011
Akibag sacoches pour tablettes
Témoignage de Sébastien, d’Akibag.com, un jeune entrepreneur de La Rochelle.

Coucou Seb, peux tu nous parler d’Akibag ?
Akibag est un site qui vend des sacoches pour tablettes, des sacoches pour iPad, des sacoches pour Netbooks et ordinateurs portables.
Comment t’est venue l’idée de vendre ces produits ?
Je suis d’une famille de commerçants, et j’ai toujours eu envie d’être à mon compte. Lorsque j’ai été licencié de mon précédent emploi, c’était la pleine explosion du Netbook, ce petit ordinateur portable pas cher que les jeunes plébiscitent. Et à l’époque, on ne trouvait rien de correct à mon goût pour transporter ces petits PC. J’ai donc dessiné mon propre modèle, avec mes spécifications : étanchéité, passe-câbles, ergonomie pour gaucher comme pour droitier, pochon pour cartes mémoire et clés USB, etc… le tout en parfaite collaboration avec le fabricant. De nos jours, ce sont plus les tablettes façon iPad qui sont à la mode, et mes sacs y sont parfaitement adaptés.
Quand t’es tu lancé ? Et avec quels moyens ?
Le site a démarré en juin 2009, après 8 mois de préparation. J’y ai mis 2000 € de ma poche, plus 7500 € de prêt de l’ADIE. Cet organisme m’a d’ailleurs apporté bien plus qu’un prêt : un véritable soutien, avec un parrain qui m’a aidé et m’a introduit au Rotary. J’ai d’ailleurs gagné le prix Rotary du jeune entrepreneur, 2500 € qui m’ont bien aidé.
Quels moyens as tu mis en place pour vendre ?
Ma clientèle étant avant tout constitué de geeks (passionnés de nouvelles technologies), je suis allé les chercher là où ils se trouvent : sur les blogs et sur Twitter. Au tout début, j’ai offert quelques sacoches à des références telles que Korben, l’Empereur des Geeks.
Le produit leur a plu, et j’ai eu droit à pas mal d’articles élogieux qui m’ont fait mes premières ventes et ont bien référencé le site sur Google.
Parle moi de ton utilisation de Twitter : tu y es très présent.
En effet, j’y suis beaucoup. Il y a une façon de s’exprimer sur Twitter qui peut être payante pour un e-commerçant. Surtout ne pas parler que de soi, de ses produits : on ennuierait tout le monde. Sur Twitter, il est indispensable d’être un humain, de dialoguer, d’échanger. Et c’est vrai que grâce à cet outil, je suis parvenu à créer une vraie communauté, tant autour du bonhomme que des sacoches. On me surnomme affectueusement le « Chef de Sacoches » et toutes mes opérations commerciales sont relayés par un nombre considérables de gens, que je remercie ici. J’ai d’ailleurs fait un billet sur mon blog au sujet de cette réactivité de Twitter.
Vis tu de ton site ?
Pas encore pleinement, j’arrondis les fins de mois en vendant des fleurs avec mes parents sur les marchés. C’est sympa de vendre des fleurs, c’est un excellent moyen pour draguer les filles se sortir la tête de l’ordinateur.
Tes ambitions pour l’avenir ?
Lancer des séries limitées et thématiques de sacoches.
Créer une seconde marque.
M’appuyer plus encore sur un réseau de distributeurs, sites web ou boutiques physiques.
Tes conseils à de futurs e-commerçants ?
Bien penser son produit, son marché. Mais ne pas trop penser non plus : s’il y a une petite chance que ça marche, alors il faut foncer !
S’entourer, se faire aider, s’appuyer sur de organismes tels que l’ADIE.
Et bien réfléchir à son statut, j’ai moi-même bien des problèmes avec le statut auto-entrepreneur
Merci Sébastien. Dernière question : tu aimes les films de gladiateurs ?
Uniquement s’ils mettent en scène des nains de jardin
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February 03 2011
Sport Découverte, activités sportives et de loisirs
Témoignage de Joanic Desjardins, heureux patron de Sport Découverte.

Salut Jo. Tu es ce qu’on peut appeler un vieux de la vieille du Net. Peux tu nous parler de Sport Découverte ?
Sport Découvertes est une centrale de réservation d’activités sportives. Nous proposons 4000 activités auprès de 550 prestataires. Quelques exemples ? Piloter une formule 1, s’éclater en canyoning, nager avec les dauphins, voler en avion de chasse, etc…
D’où viens tu à la base ?
En tant que technicien, j’ai été parmi les premiers à utiliser le web. En tant que salarié, j’ai monté mon premier site marchand il y a 13 ans, un site de vente d’ordinateurs. J’y ai beaucoup appris. Je suis ensuite monté sur Paris, travailler en web agencies, en pleine époque de la « nouvelle économie », ce que j’appelle le GrandN’ImporteQuoi.com ;-) Là aussi, j’ai beaucoup appris, mais ayant toujours voulu créer mon entreprise, je cherchais LE concept.
Alors, ce concept, d’où est-il venu ?
D’un besoin réel. A l’époque (2002, 2003) il était très difficile de trouver une activité sportive à pratiquer. Tu voulais faire du canyoning, par exemple ? D’abord, il fallait savoir que ça se passait dans le Verdon. Ensuite, comment contacter les gens qui organisaient ça ? Il y avait donc un créneau à exploiter, qui me concernait d’ailleurs moi-même, en tant que passionné de sport.
Quand et avec quels moyens as-tu lancé le site ?
Au bout de plusieurs mois de peaufinage du projet, je me suis lancé en 2003. Pour le financer, j’ai vendu mon appartement parisien.
Au bout de combien de temps a-t-il été rentable ?
Nous avons travaillé pendant 2 ans, ma femme et moi, avant de nous payer notre premier salaire. Hé oui, il faut que les gens arrêtent de rêver, c’est souvent les cas quand on crée son entreprise.
Comment se sont passés les débuts ?
Très bien : j’étais le seul sur ce créneau, et les débuts ont été assez faciles : nous apportions un vrai service, que ce soit pour les clients ou pour les créateurs d’activités sportives.
Et ensuite ?
Vers 2007, nous avons vu arriver les box, mais c’est un créneau différent. Une box, c’est un moyen facile de se débarrasser d’une corvée cadeau pour celui qui offre, et un embarras de choix pour celui qui reçoit, quand ce n’est pas un mauvais accueil quand il va faire son activité. En fait, le modèle économique de la box est basé sur leur vente et leur non-utilisation : jusqu’à 40% de ces box ne sont pas prestées !
A contrario, nous nous positionnons comme une agence de voyages : nous sommes responsables de la satisfaction de nos clients, qui reçoivent un questionnaire pour chaque activité, et nous remontons les remarques aux prestataires. Et ceux-ci améliorent leur prestation sans rechigner car ce sont des passionnés.
L’avenir, tu le vois comment ?
Maintenant, nous sommes 10 personnes, l’entreprise a un taux de croissance de 25% par an. Il est difficile de prévoir l’avenir dans un secteur comme Internet. Mais la boite est solide, et nous aimons tous ce que nous faisons. Les erreurs, nous les avons déjà faites, elles nous ont formés. Encore et toujours, nous investissons dans la qualité, parce que nous pensons que c’est la seule voie possible : être bon dans ce qu’on fait, se faire plaisir et faire plaisir aux clients.
Quels conseils donnerais-tu à un futur e-commerçant ?
Un site marchand requiert des tas de compétences, d’un tas de métiers différents. Et nous ne sommes plus à l’époque où on se pouvait se lancer sans moyens. Je leur donnerais donc les 2 conseils suivants :
- Apprendre leur métier en travaillant quelques temps dans un site d’e-commerce
- Avoir les moyens, et donc se rapprocher d’investisseurs avant de créer
Merci, Jo. A bientôt devant une assiette de charcuterie ?
Avec plaisir
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Interviews d’acteurs de l’e-commerce
Régulièrement, je vais interviewer des cyber marchands. Comment ils ont débuté, comment ils progressent, leurs motivations, leurs difficultés, leurs espoirs. Petits ou gros marchands, débutants ou confirmés, peu importe, je le ferai au feeling, selon le site et la personnalité de son créateur.
La première interview est celle de Virgile Cuba, qui a monté récemment une boutique d’accessoires pour iPhone.
Exceptionnellement, cet entretien n’a pas été publié ici (les prochains le seront) , mais sur le blog de Wizishop : Témoignage de Virgile, de la boutique Everything4Mobile
Vous avez une boutique et voulez faire partager votre expérience ? Merci de passer par le joli formulaire de contact
Tags : E-commerce, interview, témoignageCeci peut aussi vous intéresser
January 24 2011
Pourquoi vouloir fidéliser le client contre son gré ?
Il est des cas où il est indispensable d’ouvrir un compte sur un site marchand. Par exemple, sur Tuto.com, qui dispense d’excellentes formations vidéo : là oui, il faut avoir un compte pour pouvoir revenir sur les formations que l’on a achetées.
Mais sur un site de vente de tronçonneuses ou de nains de jardin ? Quel intérêt ? On voit ça de plus en plus : avant de passer au paiement en ligne, on vous demande d’ouvrir un compte, avec identifiant et mot de passe. Le but est évident : se constituer une base de données pour d’éventuelles relances ou promotions. L’ennui, c’est que le client le voit aussi.
Le client… Vous savez, celui qui paye… Ou pas.
Avez-vous pensé à lui, le client ? Il est arrivé sur votre site par on ne sait quel miracle. Deuxième miracle : il y voit un joli article qu’il a bien envie de commander. Et là, patatras, vous lui cassez son envie, au client.
Il n’est pas fidèle, le client, alors pourquoi donc vouloir le fidéliser contre son gré ?
Il n’a aucune envie d’être fiché chez vous. Il l’est déjà bien assez par ailleurs. Il est submergé par une multitude de comptes ouverts un peu partout, et n’arrive plus à gérer ses mots de passe.
A ce sujet, un excellent moyen de mémoriser ses mots de passe par le sublime Professeur Rollin :
La moindre des choses sur un site marchand est de se mettre à la place du client.
Personnellement, il m’est arrivé d’interrompre un acte d’achat uniquement parce que j’avais besoin d’un truc, là, tout de suite, point barre, et aucune envie de revenir ensuite chez ce marchand.
Alors ne demandez pas de créer un compte sur votre site, sauf si cela apporte un plus. Autrement, si cela n’apporte rien, ne l’imposez pas. Vous verrez que vous aurez moins de ventes non abouties.
La sagesse populaire dit : un « tiens » vaut mieux que deux « tu l’auras ». Mieux vaut faire une vente maintenant que de se constituer un fichier en vue d’hypothétiques futures ventes.
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